Je n’en suis pas morte, mais à quel prix.

Dans l’ère de la parentalité positive, de l’éducation bienveillante, nous voyons et entendons beaucoup de choses différentes. Nous avons les pro vs les contre, les spécialistes vs les autres.

Chacun y va de son avis, de son point de vue. Chacun met en avant ses convictions et ses expériences. Et dans cette envie de bienveillance dans l’éducation des enfants certains en oublie la bienveillance envers le reste du monde.

Je conçois que l’on ai des avis et des façons de faire différentes. Que chacun puisse faire ses choix en accord avec soi et ses possibilités. Car oui, il ne faut pas oublier que parfois vouloir n’est pas pouvoir même si le proverbe “quand on veut, on peut” nous est souvent jeté à la figure.

Et pourtant, ce n’est pas toujours facile et j’en suis la preuve. Je suis pour l’éducation bienveillante. Je suis pour mettre en avant l’épanouissement des enfants et leur estime d’eux même. Et pour cause.

Je m’étais dit en ouvrant ce blog, que je ne parlerai jamais de certains passages de ma vie. Certains épisodes ne sont à mon avis pas assez glorieux pour être étalés en place publique. Et puis, même sous couvert de mon anonymat, si elle lisait, si elle voyait ses mots, quels en serait les conséquences? Ces choses ont pourtant étaient dites (enfin), voir même crachées en pleine tête. Mais … Ce n’est pas pareil.

J’essaie, jour après jour de me battre contre mes démons et d’être la femme et surtout la mère que je n’ai pas eu. Mais malheureusement, souvent ils me rattrapent.

J’essaie du plus profond de mon coeur, d’être cette mère aimante, et bienveillante que j’ai toujours voulu être afin de “conjurer le sort” sans jamais être sûre d’en être capable.

Aujourd’hui, je suis maman depuis maintenant 3 ans.

Déjà, enceinte j’avais peur. Peur de reproduire ce schéma que je ne voulais pas, ou au contraire d’en créé un à l’opposé mais tout aussi nocif. J’avais peur avec ma situation de MamanPresqueSolo de reproduire mon enfance, d’être cette mère Hyper-directive, sèche et méchante qui m’a tant fait souffrir. Peur de vouloir tellement tout contrôler et de me laisser déborder que je puisse en oublier l’essentiel. Mais j’avais également peur de faire tout l’inverse. D’étouffer ma fille par trop d’amour et trop de sur-protectionnisme chose que je n’ai jamais eu.

À 31 ans, je sais que je suis la femme que je suis grâce à mon histoire et mon passé. J’ai réussi à passer outre certaines choses mais pas d’autres. Je sais à quel point les mots, le ton, les regards peuvent faire mal plus que les coups. Des coups, j’en ai eu. Mais sincèrement, même si l’image est là, elle ne me touche pas. La douleur d’un coup passe rapidement, pas celle des mots, des regards.

Certains raisonnent encore 20 ans plus tard… “Tu es qu’une conne, égoïste et sans coeur”… “Tu as juste fais de ma vie un enfer”. Comment un enfant peut se construire après de telles paroles. Pendant des années, je me suis dit que personne ne pourrait m’aimer, car, si la personne qui est sensé le plus t’aimer au monde ne t’aime pas, pourquoi des inconnus t’aimeraient. Eux n’ont aucune “obligation” de t’aimer.

Comment cette peur de l’abandon, aujourd’hui encore me bouffe la vie, et a failli tuer mon couple (bah oui les silences radio militaire, même quand rationnellement tu sais qu’ils ne sont pas contre toi, quand tu es instable émotionnellement… Tu te dis tout de suite que c’est la fin, qu’il s’en fout de ta gueule, qu’il a réalisé que tu n’en valais pas la peine). Cela te suis partout, en amour, en amitié et même professionnellement parlant.

Alors, non cela ne m’a pas tué. J’ai reçu des coups et je n’en suis pas morte. Mais j’ai des cicatrices qui elles ne se voient pas et dont tu ne te douterais pas.

On me prends parfois pour une folle, car je suis hyper-sensible. Que je suis capable de m’effondrer en larmes pour une bêtise, que je vais vriller pour un rien et me mettre dans des états dignes d’une sitcom de série B.

Ah qu’est ce que je l’ai entendu cette phrase… “Arrête de faire ta comédie”. Ah, mais tu n’imagines pas à quel point j’aimerai pouvoir arrêter putain.

Je sais à quel point les mots sont plus incisifs encore qu’une lame. Et pourtant.

Pourtant, malgré ces blessures qui saignent encore parfois, je suis moi aussi cette mère qui gueule, qui s’énerve ou qui parle sèchement juste parce qu’elle est fatiguée, énervée ou stressée.

Je me dégoûte et me rend malade. J’ai beau travailler dessus, je n’y arrive pas toujours. Je me réconforte comme je peux, en me disant que au moins j’essaie (contrairement à elle), que à côté de ses moments où je perds le contrôle , je suis une maman aimante et bienveillante au possible. Que je mets en avant tout le positif et que je le dis. Car oui le dire c’est important. Je n’ai jamais eu un bravo ou un félicitation.. Un 19/20 n’était jamais assez, une maison au carré était normale (mais oui, tout à fait, c’est normal pour une enfant de 8 ans de gérée une maison, les repas et sa petite soeur, pendant qu’elle dormaitjusqu’à 15h00… C’était normal pour une aînée d’aider sa mère…). Mais mon enfance? Mon innocence? Mon insouciance? C’est normal de les avoir mis à la poubelle?

J’essaie d’apprendre à ma fille à être autonome, à aider, mais je reste consciente de son âge et de ses possibilités. Je fais en sorte de lui donner des tâches à sa portée et tout en y mettant une notion de pédagogie ludique. Et je fais les choses avec elle. On partage des moments à deux. Choses que je ne me souviens pas avoir eu.

Je me rends compte que, c’est difficile d’arriver à faire toujours la part des choses, et peut-être plus encore quand, comme moi on est instable émotionnellement parlant et qu’on vit les émotions à 200%. Mais, contrairement à d’autre, cette faiblesse est aussi pour moi une force. Je sais à quel point certaines de mes actions peuvent être destructrice et, à défaut d’arriver à les contrôler à chaque fois, je peux au moins essayer de les réparer avant qu’il ne soit trop tard. Je peux les estompées même si je ne peux les effacer totalement afin qu’avec le temps elles ne laissent pas trop de marques.

Je n’en suis pas morte, mais j’en paie le prix chaque jour. Je n’en suis pas morte mais c’est un travail quotidien et qui me suivra je le pense toute ma vie. Je n’en suis pas morte mais je lui en veux, et je m’en veux de ne pas toujours arriver à passer outre mon état personnel pour elle.

Et j’espère que pour ma fille, un jour y arriver.

Alors non, rien n’est anodin pour un enfant. Le voir avec ses yeux d’adultes change notre perception des choses et de nos actes. Ce qui pour un adulte n’est qu’une ombre pour un enfant c’est un monstre. Ce qui pour vous n’est qu’un mot, pour lui est un petit bout de sa confiance brisée.

 

 

17 réflexions sur “Je n’en suis pas morte, mais à quel prix.

  1. Sauco dit :

    Cc
    Ton article me touche énormément
    Je me reconnais dedans mais moi c etait mon père et ensuite mon ex mari
    Il m a enlevé toute confiance en moi
    Je suis comme toi hyper sensible et voit un psychiatre tous les mois
    Mais ma plus grande fierte ce sont mes 3 enfants qui avec mon concubin depuis 27 ans ont a élèves et qui sont devenus des adultes responsables
    Sa n a pas toujours été facile c est vrai
    J ai beaucoup pris sur moi pour leur donner une bonne estime d eux même
    Maintenant j ai mes 3 enfants mes 2 belles filles et les 3 petits enfants et un concubin qui sont pour moi ma raison de vivre
    C est ma revanche sur ma vie

    • Maman Panda dit :

      Merci pour ton message.
      Que ce soit une mère, un père, un beau père etc cela marque énormément et souvent comme tu le dis ont retrouve cette image une fois adulte (toi ton mari, moi mon ex qui avait la même emprise et pour qui je m’écrasais comme je le faisais avec ma mère pour essayer de lui convenir en vain).

      Pour le moment, je n’ai pas encore pris ma revanche. Je me bats au quotidien pour.

      J’ai vu des psy pendant longtemps, dont une pendant ma grossesse qui m’a dit que c’était bon, j’avais le recul et la force pour avancer et que même si je faisais (et que je ferai) des erreurs, je ne serai jamais comme elle car je sais me remettre assez en question pour me rendre compte de mes bêtises et les corriger puis travailler dessus pour ne plus les reproduire…
      J’essaie encore.

      Félicitations à toi d’y être arrivée… Et surtout ne lâche rien

  2. Val dit :

    Tu m’as mis les larmes aux yeux … Ces mots durs, je les ai connus aussi (ce qui m’a le plus blessé “j’aurais mieux fait de me casser une patte le jour où je t’ai eue”).
    Je me suis toujours dit que jamais, je ne dirai de choses aussi dures à mes enfants.
    J’ai 46 ans et aujourd’hui, ça résonne encore tellement en moi. Très certainement la conséquence d’une relation si conflictuelle avec ma mère.
    Ce n’est pas parce que tu t’énerves auprès de ta fille que tu reproduits le schéma que tu as reçu … qui n’a jamais perdu patience ?
    Je suis certaine que tu es cette super maman, hyper sensible et à l’écoute de sa fille.
    Gros bizoux

    • Maman Panda dit :

      Ça me touche beaucoup et je comprends que cela t’ai marqué (un peu comme mon “tu as fait que ma vie un enfer”)… Je sais que même quand je m’énerve et que je crie je ne dirais jamais ce genre de chose et que j’essaie au mieux de ne pas dire des choses dévalorisantes ou blessantes. Malgré tout je m’en veux toujours un peu.
      Encore merci pour ton soutien, cela me touche vraiment.
      Bisous Bisous

  3. Vanessa dit :

    Ooh maman panda, tu m’as touché avec ce message, cette souffrance. Tu as été adulte si tôt malheureusement. Tu n’as pas eu l’enfance d’un enfant, mais tu arriveras avec ta puce à lui en donner une magnifique. Ne t’inquiète pas tu ne reproduiras pas ce schéma avec bbpanda. On a toutes des moments où on est fatiguée et évidemment nous levons la voix plus forte et après on s’en veut on culpabilise mais ça ne fait pas de nous une mauvaise maman. J’ai perdu confiance avec mon ex mari qui me rabaissait tout le temps, je suis hyper sensible et il m’arrive de pleurer pour un rien… je ne pense pas qu’on soit folle ou qu’on fasse du cinéma mais tout simplement qu’au bout d’un moment nos nerfs lâchent nous avons besoin de décompresser.
    Continue comme tu es, et ne doute pas de toi, bbpanda t’aime et c’est le plus beau des cadeaux. Je t’embrasse.

    • Maman Panda dit :

      Merci beaucoup pour ton message.
      J’ai effectivement grandit trop vite, et je n’ai pas eu d’enfance et cela fait partie des choses qu’effectivement je ne reproduirai pas avec MllePanda… C’est en même temps pour moi facile car ce n’est qu’une enfant avec des jeux et des préoccupations d’enfants. Mais le plus dur c’est la fatigue et le stresse de nos vies d’adultes qui parfois empiète sur mes moments avec elle. Et je m’en veux, même si une part de moi essaie de se rassurer en se disant que ce n’est pas si dur que ce que j’ai vécu.
      Mais cela plane quand même toujours un peu au dessus de moi.
      Merci encore et plein de bonheur pour toi et ta petite famille… Bisous

  4. la famille B dit :

    Si je suis absolument contre toute forme de violence physique, j’ai longtemps sous-estimé le poids et la violence des mots. J’en ai eu quelques uns envers mes enfants, pas si graves que ceux qu’on t’a jetés à la figure, mais des mots dévalorisants, sortis sous le coup de la colère, et qui peuvent laisser des traces. Tu n’es pas seule. Nous faisons du mieux que nous pouvons, avec ou sans héritage lourd à porter. Ta résilience prouve que tu as pris énormément de recul, mais si c’est si douloureux en toi, si ça te fait souffrir pour éduquer ta fille, en te mettant sans arrêt en porte-à-faux, peut-être faudrait-il en parler à quelqu’un de qualifié qui pourrait t’aider à te libérer de tout ce poids et surtout à mieux vivre avec. On sent que tu es tiraillée ce que tu ne veux pas reproduire et ce que tu veux absolument transmettre. Ca ne doit pas devenir une torture au quotidien, ces questionnements.
    Personne n’est parfait, nous avons tous perdu patience, mais c’est important d’expliquer à nos enfants que les mots et les gestes violents ne sont pas normaux et s’excuser quand ils sortent malgré nous. Je te conseille un livre qui a conforté ma vision des choses, un livre que chaque parent devrait lire avant d’avoir un enfant, un livre qui rendrait le monde meilleur si tout le monde l’avait entre les mains: La fessée, questions sur la violence éducative.
    Courage. Tu es sur la bonne voie, ton témoignage le prouve.

    • Maman Panda dit :

      Tout d’abord merci de ton message.

      J’ai déjà longtemps parlé de tout cela à des spécialistes… La dernière en date fût pendant ma grossesse où justement ma peur de mal faire est remontée à la surface. Après quelque rendez-vous elle a juger que si cela me faisais du bien elle me recevrait avec plaisir mais que pour elle, je n’avais plus besoin de qui que ce soir car je savais… J’avais le recul et le discours qu’il fallait et que comme tout le monde je ferai des erreurs mais je saurais assez me remettre en question pour en prendre conscience et que j’étais assez forte et consciente du bien et du mal pour arriver à travailler dessus.
      Et dans l’ensemble elle n’a pas tord. Je pense avoir fait le tour rationnellement et avoir conscience des maux qui me torturent. Cependant, même si l’analyse est là, la conscience est présente et rationnelle, l’émotionnel prend parfois le dessus quand la fatigue physique et mentale se fait sentir…
      Je travaille dessus, j’apprends à décrypter les signes avant coureur de mon épuisement, mais ce n’est pas toujours. J’ai encore du mal à être bienveillante avec moi. Je l’ai toujours été avec les autres. Mais moi je me le suis longtemps interdit car si on l’avait pas fait pour moi c’est que je ne le méritais pas… Cela viendra… Avec le temps et grâce à mon rôle de maman… Merci

      • La famille B dit :

        Tu sais j’ai été suivie moi aussi et ma psy me disait souvent: Savoir et comprendre n’aide pas. Cette psy s’est peut-être sentie incapable de t’aider mais si un jour tu te sens trop en souffrance, n’hésite pas à demander de l’aide. Je trouve ton témoignage courageux et nécessaire. L’une de mes collègues m’a dit cette semaine avoir mis son fils nu sur le balcon et l’avoir passé sous une douche froide…j’étais horrifiée…la violence éducative est partout, tu as une conscience très éclairée qui te permettra de ne pas franchir certaines limites certes, mais ça ne t’empêche pas d’en souffrir. Courage.

  5. angélique marquise des couches dit :

    ton article a raisonné en moi tu ne peux pas savoir à quel point… j’ai eu l’impression d’un miroir… moi ce n’était pas ma mère mais ma belle mère (parents divorcé je vivais chez mon père), les coups, les insultes, le rabaissement, faire tourner une maison à 10 ans (s’occuper de 4 enfants, faire faire les devoirs, les douches, manger, le coucher, etc..) et jamais de reconnaissance… et cette peur quand jetais enceinte de crapulette de verser dans les deux extrêmes, cette façon que j’ai de me contrôler toujours pour ne pas reproduire… et qui aujourd’hui m’amène à être épuisée …. on va arriver à s’en sortir mais comme tu dis : on en est pas morte mais vivre avec cela c’est pire !
    plein de bisous

    • Maman Panda dit :

      Quelque soit la personne cela blesse.
      Mes parents sont séparés également (père adorable mais éternel ado qui à prit conscience de son rôle le jour où il a accompagné PapaPanda déclaré MllePanda à la mairie).
      Ma mère à eu 3 enfants de 3 pères différents et je suis l’ainée. Par chance, mes beaux pères étaient soit sympa, soit il s’en foutait total de ma gueule lol. Mais dans tous les cas les mots de ma mère, ses regards, ce sentiment de ne jamais faire assez bien pour elle et surtout que c’était normal car d’après les autres ma mère était parfaite (ange à la ville, démon à la maison).
      Ma grossesse m’a fait peur, mais une fois arrivée j’ai su que je ne serai pas comme elle… même si parfois la fatigue et le doute reprenne le dessus.
      Comme tu le dis, on a tellement peur de reproduire ce schéma qu’on se met une pression de dingue et c’est souvent elle qui nous fait perdre pieds.
      Je n’en suis pas morte mais je ne passe pas un jour sans y penser, sans qu’une situation, une de mes réactions “exagérées” me renvoie à ce passé.
      C’est dur mais on va y arriver… Il le faut

  6. Nadège Perrier Kewe dit :

    Cet article m’a énormément touchée… contrairement à toi j’ai eu une enfance heureuse avec des parents adorables mais je compatis à ce que tu as subi.
    Par contre là où je me retrouve c’est dans le fait de vouloir être une bonne maman bienveillante et toujours à la recherche du bien être de mes enfants. Er bien je n’y arrive pas toujours malheureusement. Ici aussi la fatigue et le stress me font parfois perdre pied et crier… et je m’en veux immédiatement… Alors je m’excuse et je discute plus calmement. J’espère juste que mes enfants ne retiendront que le meilleur.
    Plein de courage à toi et j’espère que tu arriveras à passer au dessus de ton passé afin de te construire un futur meilleur pour toi et ta famille ❤

    • Maman Panda dit :

      Je pense que toute les mamans (pas mère car pour moi il y a une différence entre les termes) cherchent le bien être de leurs enfants. On a toutes nos ratés et je pense que de toute façon c’est pas mal aussi de montrer aux enfants qu’on est humaine et qu’on fait aussi des bêtises (ça évite qu’ils se mettent trop la pression parfois).
      Mais voilà, comme toi je m’excuse après coup, j’explique que maman est fatiguée et qu’elle n’aurai pas du crier… Sur le moment même je le sais, mais c’est encore plus fort que moi…
      Merci en tout cas de ton message… Et je te souhaite à toi et ta famille plein de bonheur.

  7. Delph dolce dit :

    On se remet en question, les marques du passé restent mais peuvent se guerir…
    Travailler sur soi n est pas simple mais tu y arriveras 💋💋💋
    Tu es une bonne mère comme une bonne amie 🍀💚
    D.

    • Maman Panda dit :

      J’y travaille depuis des années. j’ai beaucoup avancé mais je pense que certaines choses ne disparaitront jamais…
      Je m’efforce d’être une bonne mère, comme une bonne amie… Je sais que j’ai des ratés et que parfois ce n’est toujours pas assez… mais je fais de mon mieux… parfois malgré tout cela ne suffit pas.
      Ma D <3

  8. Laetitia dit :

    Bonjour, je me reconnaît dans ton texte.
    Moi c’était ma mère et mon père, pour lui a un autre degré. Je ne rentrerai pas dans les détails car du haut de mes 36 ans, cette souffrance est encore très encré. Mais cacher en moi.
    Avant d’être enceinte de ma fille, j’ai le passé que j’avais essayer d’oublier qui mes revenu comme un boumrang, de façon très violente, j’ai failli sombré dans la dépression, tant c’était dur à vivre, j’avais besoin d’avoir des mots sur mes souvenirs, de comprendre pourquoi et surtout de demander pardon à ma soeur de ne pas l’avoir protéger, malgré mes 6 ans, la encore j’en suit en larme, c’est très dur
    Ma fille est arrivé je me suis promise de la protéger, et du coup j’ai créer une carapace entre nous, c’était elle et moi et c’est tout.
    Moi cela me convenait le papa beaucoup moins, mes amies me l’on reprocher aussi.
    Mais j’ai voulu et je veux le mieux pour elle.
    Se n’est pas simple de gérer cette craint de reproduire se qu’on a vécu et passer dans l’opposer extrême.
    Aujourd’huima fille a 5 ans, on est très fusionnelle mais j’arrive à laisser les autres l’aimer .
    Elle vie dans un monde de bisounours même si je lui explique les risque de la vie comme les enlèvements….
    Pour se qui est du ménage, c’est mon gros défaut, même dans mon travail, je suis asmat, c’est moi qui range j’ai du mal à laisser les enfants ranger,même si je fait des efforts, j’ai été une bonne à tout faire tout comme toi je m’occupais de mes frères et soeurs, du repas, ménage et aujourd’hui, je ne veux pas ça pour ma fille. J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi.
    La route est longue mais on fait de notre mieux , cette peur dêtre pareil que nos bourreau nous protège quelques part.
    Bon courage à tous.

    • Maman Panda dit :

      Tout d’abord merci.

      Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir un gentil Papa (éternel ado ayant plus un rôle de tonton sympa que de père mais bon).

      Mais ma mère avait ma garde.
      Je m’en suis longtemps voulu aussi de ne pas avoir plus protégé mon frère et ma soeur… Ma soeur j’ai tenu pendant 9 ans mais je suis partie à ses 2 ans… Il est venu un temps où il fallait que je remonte moi la pente pour arriver à les aider à eux car j’en étais arrivée à un point où je n’avais plus la force de me battre.
      J’ai également créé une relation très fusionnelle avec ma fille (d’autant que son papa était militaire et que c’est 3 premières années j’étais souvent seule avec elle). Mais n’ayant pas eu une véritable famille j’attache beaucoup d’importance à la place de son père (encore plus maintenant qu’il a arrêté la marine et qu’il est enfin avec nous à la maison)… Je laisse les proches l’aimer mais par exemple je n’arrive pas à la laisser pour une nuit ou une journée entière chez quelqu’un. Ma mère c’est tellement souvent “débarrassée” de moi que même si je sais que ce ne serait pas pareil, je me refuse d’ “abandonner” ma fille (même si je sais qu’il en est rien).
      Les taches ménagères on les fait ensemble parce qu’elle le veut (genre hier on à fait les courses et elle a voulu vider les sacs et me donner ce qu’il y a dedans pour que je le range… mais si elle avait voulu jouer je l’aurai laissé faire). Tant que cela reste pédagogique et à son niveau ça va. Mais jamais je ne lui imposerai la gestion de taches d’adultes comme je l’ai vécu. Son innocence et son insouciance sont plus importantes que tout, même si je ne l’enferme pas dans une bulle dorée non plus car je ne veux pas que plus tard elle se prenne de grosse tarte en découvrant la vie.

      Bref, ce n’est pas facile et cette peur d’une certaine manière nous donne conscience de plus de choses…. Faut essayer d’en tirer du positif.
      Bon courage à toi et surtout plein de bonheur pour toi et ta petite famille… Et encore merci

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